Photographier le rien, pour espérer toucher le tout. L’espérance. Espérance. Chercher la Lumière, le reflet, le fragment. Du rien, du bas, l’on touche au Tout. Et tout n’est que pure poésie. Même
les abîmes de laideur. Surtout les profondeurs de la laideur. Car la laideur n’est que le reflet de la beauté. Sans l’une, l’autre n’existe pas. D’ailleurs, la frontière n’est pas aussi bien
tracée. Elles cohabitent, en tout un chacun. Chacun de nous est à la fois beau et laid. Parfait et imparfait. Amour et désamour. Et soyons heureux de cela, car en chutant, nous nous relevons et
apprenons. Apprendre, cela comme par désapprendre. Les idées toutes faites et reçues la bouche grande ouverte, les préjugés, la facilité. Il faut voir plus loin, il faut voir l’essentiel.
Apprendre, c’est aussi l’humilité et la simplicité. Être un enfant : j’ouvre les yeux pour la première fois. Que vois-je ? J’écoute pour la première fois, qu’entends-je ? Mon cœur, que ressent-il ?
Dans la banalité du quotidien ont lieu des miracles. Tant de miracles. Dans la plus humble simplicité, dans le plus doux silence. Nous sommes entourrés de miracles, et pourtant nous ne les
percevons pas. Tout est autour de nous, en nous, et pourtant, nous ne les percevons pas. Il suffirait....
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